Syli national: Dussuyer passe l’équipe sous microscope !

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Michel Dussuyer actuel sélectionneur des Écureuils du Bénin et ancien des bancs du Syli était l’invité de nos confrères de Foot224 le jeudi dernier dans le Facebook live, le technicien français a fait une analyse sur les différents échecs de la Guinée dans les compétitions, son évolution au fil du temps.

L’ancien technicien des Éléphants de la Côte d’Ivoire a d’abord donné son point de vue sur la situation actuelle de l’équipe qu’elle suit de loin.

« Je suis les résultats et le parcours de l’équipe nationale. Il y a beaucoup de choses qui ont évolué dans le bon sens, je pense en terme de logistique beaucoup de moyens sont mis à disposition de l’équipe nationale pour qu’elle soit dans de meilleure condition. Il y a également certainement les plus beaux effectifs que le Syli national aie pu avoir, y a des garcons qui jouent aujourd’hui dans de grands clubs, dans les olus hautes compétitions, y a un milieu de terrain qui est tout à fait complet, l’arrivée aussi de binationaux pour enrichir, étouffer cet effectif qui quelque fois était par le passé un peu court. Y a plus de choix, y a un banc plus profond y’a de bons arguments à faire valoir pour cette équipe ». Apprécie t-il

Sur l’évolution du Syli national, Dussuyer voit plutôt une équipe à perpétuel recomencement qui est aussi causé par le changement de sélectionneur dont le travail reste inachevé.

« On peut pas dire que le Syli a évolué, il n’a pas retrouvé toujours une unité de jeu, un fond de jeu, parce que y a eu beaucoup d’arrivée, l’équipe a quand même été renouvelée, on a pas senti toujours que cette équipe de Guinée a été continue, a été assise sur des certitudes, y a eu des prestations qui ont été intéressantes et d’autres nettement en dessous des capacités. Donc c’était plus aléatoire un peu moins constant. Aujourd’hui pour mettre en place quelques choses en équipe nationale il faut plus de temps qu’en club, les entraîneurs on doit les offrir un peu plus de temps pour qu’ils puissent imprimer une marque« .

Lors de la dernière CAN, l’interlocuteur a constaté une équipe en manque de cohésion, de ses capacités et a logiquement perdu devant une équipe top.

« En 2019 il y a pas eu plus manqué d’assemblage d’unité de cohésion de groupes pour aller loin, les individualités étaient là y a pas eu de problèmes majeurs avec des cadres comme nous en 2015 avec yne défense remaniée sans Kamil Zayatte toute la compétition. Je dirais que c’était plutôt au sein de l’unité de la cohésion de l’énergie collective que pouvait dégager cette équipe en 2019 c’est moins bien passée. Faut pas aussi oublier que l’Algérie c’est sûrement la meilleure équipe du continent, elle a gagné cette CAN logiquement. L’écart est grand, c’est 3-0 ça fait mal mais c’était la vérité d’un match, la Guinée n’a pas tirée 100% de son potentiel sur la compétition« . Juge t-il

En match de préparation de la CAN 2019, le Syli avait perdu face au Bénin à Marrakech (Maroc), Michel Dussuyer pense que les coéquipiers de Kamano n’avaient pas tout donner.

« Les matchs amicaux et de préparation ne reflètent pas toujours la vérité. C’est très difficile de se prononcer par rapport à des matchs amicaux parce que tout dépend du timing dans lequel ils sont faits, y a des fois une charge de travail qui n’est pas encore digérée par certains joueurs donc c’est un peu un écart au niveau du rendement global de l’équipe mais c’est la vérité c’est quand on rentre dans la compétition parce que là on sait qu’on est au bout du cursus de la préparation et que normalement tout le monde est censé arrivé à 100% pour ce premier match. Y a des chose que j’avais remarquées, j’ai pas retrouvé cette certitude que pouvait dégager cette équipe , son fond de jeu, ces ingrédients ont manqué en ce moment là« . A relativisé l’ancien sélectionneur du Syli.

« L’entame de la compétition a été difficile avec ce match nul contre Madagascar qui faisait suite au doute qui s’est emparé lors des matchs de préparation. Donc forcément ça impacte le capital confiance de l’équipe c’est ce qui explique un peu cette difficulté à franchir ce 1er tour« . A t-il renchéri.

Pour Dussuyer, le staff technique a un travail particulier quand l’équipe de Guinée affronte des équipes dites petites pour éviter que les joueurs soient en manque de concentration.

« Quand il y a un rapport de force, il faut être plus vigilant en tant qu’entraîneur quand vous devez affronter une équipe à priori faible que la vôtre parce que ça induit chez les joueurs un relâchement de concentration et au niveau de tous les ingrédients qu’ils peuvent mettre dans la performance à suivre. C’est un travail du staff technique de pouvoir tirer le maximum de concentration des joueurs sur ces matchs ».

Grâce à ces performances qui ont conduit la Guinée à des quarts de finale, Michel Dussuyer pense que la Guinée peut améliorer son niveau et batailler avec les grosses écuries du continent

« En 2004 n’eut été un fait de match en toute fin de partie, la Guinée méritait de battre le Mali. Le match contre le Ghana en 2015 où il méritait mieux sa qualification, on était passé au côté de notre match. Je pense que la Guinée est prête à se mesurer à plus forte qu’elle et souvent elle répond à ces grands matchs, le danger c’est quand elle joue face à une équipe avec tout petit peu d’insuffisance finie par la mettre en difficulté. Mais elle est capable de rivaliser, elle a montré à plusieurs reprises, en éliminatoire de la CAN 2012 on a battu le Nigéria. Elle est capable de hausser son niveau, maintenant chaque macth à sa vérité. En 2006 contre le Sénégal ça s’est joué y a pas grand chose, y avait pas beaucoup d’écart entre les deux équipes ». A affirmé le sélectionneur du Bénin.

Un constat de celui qui a présenté le mieux une équipe représentative de la Guinée ces dernières années en compétition africaine. Le staff technique actuel et même les responsables au sport ont désormais la lourde responsabilité de mettre fin aux soucis répétitifs.

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