Ismaël Bangoura: « Jusqu’à présent ça va pas en sélection il y a un blocage collectivement »

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La suite et fin du décryptage de l’interview que l’ancien joueur du Syli national a accordée à Onze mondial il y a quelques jours. Ismaël Bangoura parle dans cette autre partie de la fin précipitée de sa carrière internationale mais surtout d’un oeil averti, il donne son point de vue sur la réalité de l’équipe nationale.

C’est parti !

Revenons sur votre parcours avec la sélection de Guinée. Jouer avec le Syli National, n’est-ce pas la plus grande fierté de votre carrière ?

C’est le rêve ultime de tout Guinéen. C’est une fierté de représenter mon pays. A force de travail j’ai pu me retrouver aux côtés du magicien Pascal Feindouno, de Fodé Mansaré… Mon meilleur moment avec la Guinée c’est lorsque j’ai appris ma première sélection en 2006. Mon premier match contre l’Afrique du Sud était un grand moment, c’était une sélection que j’avais regardé jouer lors des Coupes d’Afrique et là je me retrouve sur le terrain avec les Benedict McCarthy etc…

Vous avez décidé de prendre votre retraite internationale assez jeune…

Oui lorsque j’étais à Nantes, j’ai décidé d’arrêter en me disant que c’était le moment de laisser ma place aux jeunes. On a essayé plusieurs fois de me convaincre de revenir sur ma décision mais j’ai toujours refusé. J’ai estimé avoir effectué mon travail pour le Syli, aux jeunes de prendre la suite.

Que pensez-vous de la sélection actuelle, emmenée par une nouvelle génération de joueurs qui évolue dans des grands clubs européens comme Naby Keita (Liverpool) ou Amadou Diawara (Roma) ?

Oui c’est sûr que ce sont de très bons joueurs. Mais jusqu’à présent quelque chose ne va pas bien en sélection. Malgré le bon effectif, collectivement il y a un blocage. On n’arrive pas à aller vers l’avant. Au niveau de la fédération il y a tout le temps des changements, pareil au niveau des coachs. La faute est toujours rejetée sur les uns ou sur les autres. Cela manque de stabilité.

Tout au long de votre carrière, quel est le joueur avec lequel vous avez préféré évoluer ?

C’était mon rêve de jouer avec Pascal Feindouno (passé par Bordeaux et Saint-Etienne, ndlr). Un magicien, un extraterrestre ! C’était un milieu de terrain qui jouait comme Zidane, qui est capable de te donner la passe même quand il est dos au but.

Vous êtes aussi le demi-frère de Mohamed Simakan, qui s’est révélé à Strasbourg cette saison. Comment voyez-vous sa progression ?

Je l’ai vu grandir depuis 10 ans. Je le considère comme mon fils. Il a passé sa jeunesse à Marseille, pendant les vacances on passait du temps ensemble. C’est une fierté quand je vois un petit évoluer comme ça. Je croise les doigts pour lui, j’espère qu’il va avoir une bonne carrière, en tout cas il a l’avenir devant lui. En plus c’est un défenseur polyvalent. J’espère qu’il rejoindra un grand club, je sais que pas mal d’équipes le suivent.

Vous pouvez ausssi lire le début de l’interview ci-dessous.

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