Tribune: le Syli en perdition (Par KOÏVOGUI) !

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Manque d’envi, souci de prime, promenade de santé, insouciance, selfie, le résumé d’une génération de footballeurs en disgrâce

C’est avec un sentiment de déception et de désarroi que les guinéens ont accueilli le résultat de l’équipe nationale en provenance du Royaume chérifien.
De nouveau opposé aux crocodiles du Nil ce samedi 9 octobre après un premier nul concédé le mercredi dernier (1-1), le Syli National n’a pas su créer la différence dans cette rencontre (2-2) score final.

Un résultat nul qui a irrité la colère des supporters et indigné l’opinion dans sa globalité. Si certains pensent que ce résultat nul est à mettre à l’actif du sélectionneur et son staff, d’autres estiment que c’est le manque de volonté et de responsabilité quand ils sont appelés en équipe nationale.

De toute évidence, les deux pistes ne sont pas à écarter et méritent une réflexion approfondie. Il est vrai que le manque de performance d’une équipe est à mettre à l’actif de l’entraîneur et son staff, dans le contexte actuel du Syli, il est temps de s’en débarrasser, après 3 matchs nuls d’affilée dans ces campagnes éliminatoires de la Coupe du monde.

Mais en réalité, le footballeur guinéen est le résumé de la déception, du manque de patriotisme et de volonté. En regardant cette équipe jouer, on se rend compte que le Syli a perdu sa valeur. Une équipe sans identité ni philosophie de jeu, comparée aux générations précédentes.

Nos joueurs actuels sont dans le populisme et le loisir, aucune considération pour le tricolore national. La sélection guinéennne est devenue, un regroupement de copains à la recherche de la pitance et des indemnités, pour satisfaire leurs besoins. Engouffrés dans leur solitude quotidienne pour ne pas être dans le viseur des fans qui ne demandent juste que le plaisir de partager des moments de communion avec eux.

Malheureusement, le footballeur guinéen est le reflet du désordre dans le fonctionnement de la vie professionnelle.

Il pense qu’il a atteint le summum, alors qu’en réalité il n’est qu’un infime parmi tant. Sa préoccupation reste des selfies, de l’ambiance et une promenade de santé en équipe nationale, logé dans les hôtels de luxe et enfin percevoir sa prime et s’en aller.

Le match d’aujourd’hui en est un exemple palpable. La déception est-elle qu’on a plus la force de les supporter. À l’exception de quelques uns qui ont montré un caractère patriotique.

Aux autorités du football de se pencher sur le mental de ces footballeurs en perte de vitesse et en disgrâce.

Par Lance KOÏVOGUI (Journaliste sportif).

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